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Category Archives: Beaux livres

Au retour de Venise, vous ne voulez pas vous encombrer du catalogue de la Biennale mais préférez garder de la place dans vos bagages pour quelques pasta al nero di seppia et autres sarde in saor ? Pas de soucis. La libraire Graffiti vous propose les catalogues des principales expositions en cours à Paris, Lille, Londres ou Anvers. Les vacances seront peut-être pour vous l’occasion de visiter l’exposition des photographes kitsch Pierre et Gilles au Jeu de Paume, ou d’aller découvrir la collection Vollard au Musée d’Orsay ou encore de pousser jusqu’au Mukha visiter la rétrospective Luc Tuymans ?

Biennale de Venise
Catalogue « Think with senses Feel with the mind » Ed. Marsilio, 99.95 euros

Exposition « Pierre et Gilles »
Au Jeu de Paume, site Concorde, du 26 juin au 23 septembre 2007
Taschen, 39.99 euros

Exposition « Collection Vollard »
Exposition à Paris, musée d’Orsay, 19 juin-16 septembre 2007
Ed. Réunion des musées nationaux, 62.35 euros

Exposition « Rodin, le rêve japonais »
Musée Rodin du 16 mai au 9 septembre 2007
Catalogue aux éditions du musée Rodin / Flammarion, 39 euros

Exposition Luc Tuymans

au Mukha (Anvers) du 1er juin au 9 septembre
Ed. Phaidon, 39.95 euros

Luc Tuymans est sur youtube :

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Ou comment lire les tableaux. Voilà un livre tout a fait accessible à l’amateur d’art qui découvre, aime les tableaux, sans avoir toujours le fil conducteur pour les interpréter, les « lire ». Quatre auteurs croisent leurs connaissances pour éclairer le portrait, la vanité, le trait et une vingtaine d’autres entrées. Partant d’un tableau, ils nous invitent à comprendre la structure, la symbolique, les influences en replacant l’oeuvre dans son contexte, l’époque. Un extrait littéraire accompagne la démarche aussi passionnante que plaisante à parcourir.

L’art pris au mot
Collectif (Alain Jauber, Valérie Lagier et autres)
Gallimard

L’Exposition au Musée d’Ixelles de l’ouvre de Georges Baines coïncide avec la parution d’un très bel ouvrage qui éclaire la démarche et la personnalité de ce grand architecte belge. On découvre comment cet Anversois s’est d’emblée inscrit après la guerre, dans une dimension internationale, puisant dans l’art moderne ses sources d’inspiration. Ses habitations se caractérisent par une recherche de lignes pures qui respirent, ouvrent l’espace du dedans, en jouant sur la lumière et les formes, et l’espace du dehors, partie prenante de la maison. 39.90 euros

Georges Baines
Ludion

L’ouvre de cette artiste est une invitation jubilatoire, un jeu de piste entre l’abstraction et la narration. L’oeil s’égare dans les transparences, les déchirures de ces tableaux composites qui bousculent l’ordonnance et les humeurs. On en émerge tout barbouillé d’orange, de turquoise, de carmin comme au sortir d’un jardin de Bonnard. Et heureux. D’autant plus que la palette est admirablement restituée. L’ouvrage est publié par Didier Devillez et préfacé par Pierre Mertens. 40, 00 euros.

Noëlle Koning
Didier Devillez

Cézanne et Georges de la Tour

Il faut avoir la sensibilité de Charles Juliet et de Pascal Quignard pour entrer en résonnance avec leur sujet en y mettant autant d’intime conviction. Loin de l’analyse, très loin de la biographie, Cézanne, un grand vivant de Charles Juliet et Georges de la Tour de Pascal Quignard parlent lumière, matière, quête et maîtrise. A l’arraché ; pour Cézanne le solitaire, mal compris, sévère avec lui-même, acharné à se dépasser. Qui mieux de Charles Juliet peut comprendre l’âpreté de ce combat, qui le vécu lui tout enfant déjà. Il parle au peintre comme Michel del Castillo invoquait son frère d’ombre Dostoeivski.

L’ombre, la lumière, est ce qui requiert Pascal Quignard en toute chose, comment s’étonner qu’il se penche sur les clairs-obscurs du peintre de la chandelle ? On découvre que celui qui sut si bien rendre la ferveur du petit monde domestique, de l’âtre, était un fils de meunier devenu notable. Et pas des plus aimables. Ceci pour l’anecdote. Le reste est silence, spiritualité, ce dont Pascal Quignard nous entretient sur le souffle, comme on dit en musique.

Cézanne, un grand vivant de Charles Juliet,
P.O.L, 10 euros

Georges de la Tour de Pascal Quignard,
Gelilée, 15 euros.

Dans le cadre de la construction du nouveau théâtre Le Manège à Mons, l’architecte Pierre Hebbelinck avait demandé à Marthe Wéry de concevoir des peintures. Le décès de cette dernière a interrompu ce dialogue. On retrouve les échanges d’idées autour d’un projet dans le livre édité par les éditions Fourre-Tout, émanations du bureau d’architecte Hebbelinck. Un livre-objet artisanal, « qui au travers d’une matière volontairement appauvrie », inaccomplie, traduit l’interruption d’une oeuvre. Interviews, photocopies en noir et blanc, pages à découper approchent le travail de celle qui s’est fait connaître pour ses peintures monochromes mais aussi ses vitraux à la collégiale de Nivelles.

Marthe Wéry Architecte
Editions Fourre-Tout

Pléthore de parutions à l’occasion de l’exposition Bonnard au Musée d’art moderne de Paris. Outre le catalogue – également disponible en anglais – et la monographie parue chez Phaidon, on dénombre un ravissant coffret de trois carnets de croquis et quelques essais (Ed. Ides et Calendes).

Contemporain de l’impressionisme mais déjà fauve, Pierre Bonnard est un maître ès liberté de la couleur. D’un sujet banal, une coupe de fruits, une nappe, un jardin ou Marthe au bain, il fait un feu d’artifice de chauds et de froids.

L’essai de Rémi Labrusse, « Bonnard quand il dessine » (L’Echoppe), entre subtilement au plus près, dans l’émotion de Bonnard devant ce qu’il voit : ça vibre, ça chante. Plus étrange, le « Bonnard » de Jean Clair (Hazan), tire le peintre vers. Munch et Giacometti. Passionnant et très documenté, pour peu qu’on fasse l’impasse sur le jargon de spécialiste, « La stratégie de Bonnard » de Georges Roque (Gallimard), emprunte beaucoup aux propos de Bonnard. Il nous initie à la composition, la lumière, la couleur en partant du point de vue du peintre lui-même.

Dubuffet et l’art brut
En 1942, Dubuffet, marchand de vin, abandonna définitivement le négoce pour se tourner vers la peinture. Fasciné par l’art populaire, façon Facteur Cheval, il commenca une collection des oeuvres de Crépin, plombier-zingueur, Lesage le mineur avant d’investiguer celles des malades psychiatriques. Son art personnel se nourrit de cette liberté naïve.
Après le Musée de Lausanne, le Musée d’art moderne de Villeneuve d’Ascq (Nord de la France) entend devenir une référence en matière d’art brut. L’exposition qu’il propose met en regard la collection et les peintures, sculptures, dessins de Dubuffet. Jusqu’au 29 janvier 2006, ouvert tous les jours sauf le mardi. Infos : 0033320196868 ou http://www.nord-net.fr/mam .
A consulter à la Librairie Graffiti, plusieurs ouvrages sur l’art brut et Dubuffet, dont le livre catalogue (39 euros).

Matisse et Derain
Gauguin s’est trouvé a Tahiti, Van Gogh s’est perdu à Arles, Cézanne avait son Aix, Matisse et Derain firent les belles heures de Collioure. L’été fauve de 1905 dans le petit port méditerranéen fut le déclencheur d’un feu d’artifice de couleurs pour Matisse et son jeune confrère Derain. La commissaire de l’exposition, Dominique Szymusiak signe le catalogue Matisse-Derain, un été à Collioure ainsi que le Découverte Gallimard qui leur est consacré.
Musée Matisse, Le Cateau-Cambrésis, jusqu’au 22 janvier.
Tous les jours sauf mardi. Tél : 0033327846450.

L’âge d’or des sciences arabes
Deux cents objets scientifiques qui ont fait progresser les connaissances de l’astronomie à la mécanique, de la chirurgie, à la navigation, à retrouver dans le superbe ouvrage paru chez Actes Sud à l’occasion de l’exposition à l’Institut du monde arabe à Paris jusqu’au 19 mars 2006 (www.imarabe.org). Rehaussé de textes de spécialistes et de chercheurs d’horizons divers. (45 euros). Picasso, Rubens et les autres s’exposent qui au Château de Seneffe, qui à la National Gallery de Londres et sont prétextes à des parutions sur et alentour.

Europalia
Les catalogues des grandes expositions Europalia Russie : Le Transsibérien, un parcours scénographié par François Schuiten qui signe aussi le catalogue de l’exposition ( Musée royaux d’art et d’histoire, parc du Cinquantenaire jusqu’au 26 février 2006). Fabergé (Espace culturel ING, place Royale jusqu’au 25 février), La Russie d’avant-garde de 1900 à 1935 (Bozar jusqu’au 22/1), Du Tsar à l’Empereur (Cinquantenaire, jusqu’au 22/1), etc.

A l’occasion de ses 25 ans, la maison d’édition Taschen réédite une série de classiques de son catalogue à des prix imbattables. Design, mode, photographie, architecture, des grands titres proposés à 9.90 euros ou pour les plus volumineux à 20 euros.
Dans la dernière livrée (car l’opération s’étale jusqu’en décembre), « Les meilleurs films des années 90 » s’annonce comme un livre de référence sur le cinéma de la dernière décenie. Large panel des films (essentiellement américains faut-il tout de même noter, mais pas seulement) majeurs de l’époque, chacun d’eux est magnifiquement illustré et armé d’un appareil critique appréciable. Une excellente occasion pour retrouver Sailor et Lula, Les affranchis, Danse avec les loups, Trainspotting, Pulp fiction et tous les autres, etc.
Pour plus de renseignements sur les titres proposés par Taschen, il vous suffit de surfer sur le site de l’éditeur http://www.taschen.com .

Les meilleurs films des années 90
Jorgen Müller
Taschen « 25 »