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Où l’on retrouve le Erik Orsenna de L’Exposition coloniale (prix Goncourt 1988), et son goût du gai savoir. L’amoureux de la mer, le cartographe du tendre, des sciences, des contrées lointaines conjugue ses plaisirs pour raconter l’aventure du Nouveau Monde. Vous ne le saviez pas ? Christophe Colomb avait un frère cartographe, aussi casanier et méticuleux que son aîné était baroudeur et approximatif. A la fin de sa vie, ce frère, nommé par Colomb vice-roi d’Hispania (l’actuel Saint Domingue) se confesse, sans beaucoup de contrition, auprès du prêtre Las Casas, défenseur des Indiens. La vérité et les mensonges se chevauchent dans ces pages au point que le lecteur se demande sans cesse où est le vrai ou est le faux. Ce qui semble le plus invraisemblable est souvent historiquement exact. La plume allègre d’Orsenna nous tend un miroir interpellant sur notre rapport au monde et cette mondialisation d’alors, parée des vices de la colonisation. A bon entendeur…

Erik Orsenna : L’entreprise des Indes, Stock/Fayard, 2010

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