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Naples est le personnage principal de cette journée particulière. Naples, ou plutôt la cour d’un immeuble populaire dans l’immédiat après-guerre. Un adolescent est veillé par le concierge, peu loquace. Erri de Luca est un taiseux, ses personnages aussi, qui mêlent ensemble les rêves éveillés, le vécu, l’inespéré dans un livre qui se découvre par les oreilles. Le napolitain se télescope à l’italien –admirablement rendu par la traduction-, et restitue l’imaginaire populaire avec une saveur, une tendresse sans égales. Et quand le bonheur surgit soudain, dans toute sa grâce, c’est pour laisser aussitôt la place au jour d’après , au « nuncepenzammocchiu « , au « nypensons » et à sa couleur particulière, un peu passée. Chronique sociale, ce roman d’initiation d’une pudeur sèche, d’une absolue poésie, est un moment rare.

Erri de Luca : Le jour avant le bonheur, traduit de l’italien par Danièle Valin, Gallimard, 2010

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