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La crise financière a inspiré au philosophe Michel Serres un petit essai dynamique. En bon historien des sciences qu’il est aussi, il plonge sous la faille boursière et dégage des causes à ce séisme. Il en dénombre six, toutes nées après la Seconde Guerre mondiale, dont les signes annonciateurs de transformations profondes sont passés trop inaperçus. L’effondrement de l’agriculture, l’accroissement de la mobilité, le vieillissement sans cesse reculé, l’explosion de la démographie, les nouvelles technologies ont, dit-il considérablement modifié notre rapport au monde et à la planète. Lassé de voir des politiques envoyés au secours de l’écologie, l’auteur du Contrat Naturel, paru il y a vingt ans, invente une sorte de gouvernance mondiale : La Biogée. Des représentants de l’air, de la mer, de l’eau, de la calotte glacière parleraient, agiraient au nom de la Terre. « Nous vivons une crise, aucun retour en arrière n’est possible, il faut donc inventer du nouveau ».

Michel Serres : Le temps des crises, Le Pommier

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