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Monthly Archives: octobre 2009

couverture sarah0001Basile Giudicelli est un jeune trentenaire insouciant, qui aime son métier, sa femme, son appartement et sa vie à Bruxelles. Le jour où sa cousine Jeanne est poignardée, son univers bascule et Basile plonge dans une grave dépression. Il demande alors l’aide du détective Ange Mattéi, qui séjourne pour la première fois en Belgique, dans le charmant quartier des étangs d’Ixelles. Mattéi comprend rapidement que le meurtre de Jeanne est lié à la tragédienne Sarah Bernhardt. Entre Edmond Rostand et Jacques Brel, Odéon et Mort Subite, Champagne et Duvel, Mattéi n’a que très peu de temps pour découvrir toute la vérité.
(notice de l’éditeur)
Le nouvel épisode de la série policière que Martine Cadière consacre à quelques femmes hors du commun.
Après George Sand et Joséphine Baker, Sarah Bernhardt.

Martine Cadière : Sarah mourait si bien, Editions Dricot, Liège, 2009.

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OlenderToute communauté a une histoire qui se transforme au fil du temps. Raciser une population, c’est l’enfermer dans un passé sans présent ni avenir : l’assigner à être une Race sans histoire.
Les groupes qualifiés de « races » sont désignés comme les immobiles de l’histoire : incapables du moindre changement social, religieux, économique, politique. À ceux qu’on enferme ainsi dans « une race », cercle magique dont on ne peut sortir, on assène : « Vous, vous êtes toujours les mêmes ».
Au temps de la colonisation, les sciences du XIXe et de la première moitié du XXe siècle ont pensé, classé, hiérarchisé et légitimé « les races humaines. »
En même temps que cette nouvelle édition française, enrichie de chapitres inédits, cet ouvrage paraît sous le titre Race and Erudition aux États-Unis (Harvard University Press). Ce livre a été couronné par le prix Roger Caillois de l’essai.
(Notice de l’Editeur)

Maurice Olender : Race sans histoire, Points Seuil, 432p, 11€

Toussaint JPhPrésenté par l’éditeur, non comme une suite, mais comme un prolongement de Faire l’amour et Fuir, le nouveau livre de Jean-Philippe Toussaint s’inscrit en effet dans une continuité d’écriture étonnante. Il offre au lecteur une expérience romanesque originale, maîtrisée, toujours marquée de l’empreinte « Minuit » (c’est l’éditeur), une distance et une neutralité en trompe-l’oeil. Mais le roman va plus loin. Revenant sur l’amour/désamour qui lie le narrateur à Marie, Toussaint raconte trois moments de vie dont l’intensité dramatique se double par moments de l’intrusion du narrateur comme observateur, jusqu’à la fusion retrouvée des amants. Trois scènes fortes, et qu’on n’oubliera pas : Marie voit un amant de passage mourir dans ses bras juste après l’amour ; le retour mouvementé et sportif, en avion cargo depuis Tokyo, de ces amants fugaces et d’un cheval de course ; les retrouvailles du narrateur et de Marie à l’île d’Elbe au milieu d’un incendie de forêt. C’est très fort, et sans doute est-ce une manière d’évoquer la vérité sur Marie, cette réalité objective des faits dont l’écrivain Toussaint parle magnifiquement : « …J’aurais beau l’ensevelir de mots… je savais que je n’atteindrais jamais ce qui avait été pendant quelques instants la vie même, mais il m’apparut alors que je pourrais peut-être atteindre une vérité nouvelle, qui s’inspirerait de ce qui avait été la vie et la transcendrerait, sans se soucier de vraisemblance ou de véracité, et ne viserait qu’à la quintessence du réel, sa moelle sensible, vivante et sensuelle, une vérité proche de l’invention, ou jumelle du mensonge, la vérité idéale ».
C’est presque trop parfait.