Skip navigation

Paris, 29 juillet 1943. Lucie L. voit poindre le jour dans la chambre de son appartement : elle attend d’être libérée de l’enfant qui germe en elle. C’est la dernière journée de Marie G., faiseuse d’anges sur le point d’être guillotinée par Henri D., exécuteur des hautes œuvres. Qui touche à mon corps je le tue de Valentine Goby entrelace les voix de ces trois personnages – avortée, avorteuse et bourreau – au travers de cette seule journée, de l’aube à l’aube. Les personnages livrent ici ce qu’ils n’ont livré à personne, tout entiers dans le mensonge, au ban de la société ou simplement taciturnes, comme le bourreau qualifié pudiquement dès l’enfance de « mutin ». L’indicible est au cœur de ce roman dense et ramassé, dont l’écriture souvent poétique est bouleversante.

Valentine Goby : Qui touche à mon corps je le tue, Paris, Grasset, 2008.

Publicités

One Comment

  1. merci pour votre critique de cette ouvrage, la meilleure que j’ai pu lire avec celle à l’adresse http://www.laboiteasorties.com/2008/10/%C2%AB-qui-touche-a-mon-corps-je-le-tue-%C2%BB-valentine-goby-personne-nen-sort-indemne/
    Dès que mes économies me le permettent, je cours acheter ce livre !


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s