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Les grands écrivains sont souvent confrontés à leur processus de création. Les frontières entre la fiction et ce qu’on appelle étrangement le réel s’estompent, c’est vrai aussi pour le lecteur, et en finale chacun s’interroge sur sa propre identité. Le personnage central de ce livre est précisément un écrivain, victime d’amnésie après un accident de la route. Désireux, on s’en doute, de se retrouver, il n’a pour indice que cette phrase, la dernière qu’il a dite ou écrite avant de perdre la mémoire :Je suis tombé amoureux d’une femme inconnue. A partir de là, l’auteur s’amuse avec le lecteur, il sème des indices, brouille les pistes, et dans un jeu d’érudition habituelle chez lui pose quelques questions intéressantes. Ce livre, paru déjà en 2000 en Espagne, n’est sans doute pas le plus important de Somoza. Mais à l’image de ce que d’autres ont fait avant lui, ce chassé-croisé entre la littérature et la vie est plus qu’un divertissement. L’écrivain fait une pause, il se regarde, il s’écrit.

José Carlos Somoza : Daphné disparue, traduit de l’espagnol par Martine Millon, Actes Sud, 218p, 19€

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