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Au lendemain d’une fusillade à Naples, Matteo voit s’effondrer toute raison d’être. Son petit garçon est mort. Sa femme, Giuliana, disparaît. Lui-même s’enfonce dans la solitude et, nuit après nuit, à bord de son taxi vide, parcourt sans raison les rues de la ville.
Cinquième roman de Laurent Gaudé, La Porte des Enfers se déroule une nouvelle fois, et avec évidence, dans une Italie âpre et violente, là où la vengeance est possible. C’est là aussi, en bordure de Méditerranée que depuis l’Antiquité se situent les portes de l’Enfer, où de rares humains ont eu l’audace de pénétrer pour y rechercher l’âme de leurs défunts. Matteo le fera, pour tenter de retrouver son fils, payer le prix de sa vengeance, et permettre à la chaîne des vivants et des morts de se nouer.
Remarquablement construit, ce livre émouvant, voyage vers l’Au-Delà, est une belle métaphore du sentiment que l’on exprime en évoquant la présence des morts tant qu’elle subsiste dans la mémoire des vivants, alors qu’un peu de ceux-ci est emporté par ceux qui disparaissent.

Laurent Gaudé : La porte des Enfers, Actes Sud, 2008, 270p, 19,50€

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