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Le bonheur de lire, c’est d’abord le style, et l’infime écart entre ce style et l’histoire qu’il incarne. On n’écrit pas de la science-fiction dans du Flaubert, pas plus que dans du Diane Meur on ne trouve de récit sur les banlieues. C’est dire que dans la veine de son premier livre, éblouissant (La vie de Mardochée de Löwenfels), Diane Meur nous raconte une vraie et longue histoire de famille, au centre de l’Europe, entre le 19e siècle et la première guerre mondiale, dans le style qui lui sied, classique et chatoyant. Une famille tente de faire revivre un domaine au cœur de la campagne de Galicie, alors qu’autour d’elle le monde passe de révolutions en guerres d’indépendance. C’est la maison elle-même qui est la narratrice de l’histoire, et qui dresse les portraits de ses habitants successifs, dont de beaux portraits de femmes, écartées entre les traditions et le désir d’échapper au destin qu’on veut leur faire suivre.

Diane Meur
Les vivants et les ombres
Sabine Wespieser Editeur

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