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Printemps 1918, la Grande Guerre ne semble pas avoir de fin. Dans un bureau parisien, le lieutenant Verbrugge reçoit l’ordre d’assurer le transport à Furnes d’un convoi exceptionnel. Le gouvernement belge souhaite « emprunter » aux autorités françaises son bourreau, Anatole Deibler, et « ses bois de justice » afin de procéder, pour l’exemple, à l’exécution d’Émile Féraille, condamné à mort pour l’assassinat de deux femmes. Très vite, la petite troupe conduite par Verbrugge prend la route en direction de la Flandre. Mais Furnes se trouve en zone d’occupation allemande; il est nécessaire, pour y accéder, d’avancer à contre-courant du front. François Sureau s’interroge sur les comportements absurdes auxquels conduisent parfois les grands principes. La liste des non-sens que pose ce voyage pour Furnes est longue, le projet de l’expédition lui-même étant une aberration. Alors que tout devrait être mis en œuvre pour sauver des milliers de vies, les autorités belligérantes unissent leurs efforts pour conduire un homme de plus à la mort.

François Sureau, L’obéissance, Gallimard, 2007.

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