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«On n’écrit que pour soi. On prétend dialoguer mais tout n’est que soliloque.» Ainsi pourrait-on résumer la trame du dernier opus de Philippe Besson qui reprend la formule du roman épistolaire pour dire le désarroi d’une femme abandonnée. Pour échapper à l’absence et à tout ce qui la ramène au manque, Louise s’en va. La Havane, New York, Venise, l’Orient-Express: de chacun de ces ailleurs, elle écrit de longues lettres à celui qui l’a laissée inerte et dévastée pour dire sa vie sans lui, évoquer les souvenirs heureux, les tempêtes silencieuses, tenter de comprendre le désamour et accepter la trahison, sans jamais de réponse en retour. Au fil du temps et des voyages, la mémoire se libère, les larmes s’assèchent et le coeur s’allège. Comme son héroïne, l’auteur de « En l’absence des hommes » et de « L’arrière-saison » cisèle le détail, ausculte les passions et trouve les mots justes.

Philippe Besson, Se résoudre aux adieux, Editions Julliard

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