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Monthly Archives: janvier 2006

Du neuf chez l’éditeur Bernard Gilson, une collection entièrement consacrée aux sciences baptisée Réflexions :

« D’où venons-nous? Qui sommes-nous ? Où allons-nous? Voilà bien les seules questions qui valent la peine d’être posées. Chacun a cherché la réponse à sa manière, dans le scintillement d’une étoile, le va-et-vient de l’océan, le regard d’une femme, ou le sourire d’un nouveau-né. Pourquoi vivons-nous? Pourquoi y a-t-il un monde? Pourquoi sommes-nous ici ? »

« Les découvertes dans le vaste domaine des sciences peuvent, en certaines occasions, nous émouvoir lorsqu’elles nous induisent des réponses à notre questionnement existentiel.

Mais il faut savoir que la science ne possède qu’une partie du territoire de la réflexion. Sachant qu’elle est en constante évolution , que l’intérêt du paysage scientifique repose sur un interminable mouvement, il nous appartient de faire la distinction entre les faits acquis et suppositions péremptoires des nouvelles théories émises par le monde scientifique.
Non pas qu’il faille coûte que coûte douter, mais poser un regard interrogatif sur la complexité de ce monde à travers toutes ses composantes.
Dans cette collection dirigée par Elisa Brune, un nombre impressionnant de questions seront soulevées dans les domaines les plus variés de la science. S’adressant au public le plus étendu, mais avec rigueur, présentés sous forme d’ essai ou de témoignage, de propos recueillis auprès du monde scientifique, les textes publiés tenteront de répondre aux questions que les hommes se posent quotidiennement.  »

Plus d’infos sur le site de l’éditeur : http://www.bernardgilson.be

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Hitonari Tsuji n’est pas un inconnu : nous l’avions déjà remarqué et apprécié pour ses excellents Lumière du Détroit (Folio), Bouddah blanc (Folio) et Objectif (10/18). L’arbre du voyageur raconte la quête d’un jeune homme pour son frère, Yuji, disparu dix ans auparavant et à qui il doit annoncer la mort de leurs parents. Dans ce roman inititiatique , le lecteur suit le narrateur dans les dédales et les pièges qu’il rencontre.
Une errance dans le Tokyo contemporain menée comme un roman policier.

Hitonari Tsuji
L’arbre du Voyageur
Folio

Onuma a beau se cacher en vivant la vie d’un projectionniste minable à Tokyo, le passé a, dirait-on, fini par le rattraper : des membres du groupe subversif dont il fut membre jadis sont tués dans un accident de voiture. Pour Onuma, aucun doute, il est le suivant sur la liste. C’est l’occasion de revenir, dans son journal, sur les événements qui l’amenèrent à intégrer cette bande, sorte d’école paramilitaire aux méthodes pour le moins musclées.
Roman à la première personne dans un Japon contemporain livré aux psychoses de la modernité, Projection privée est écrit par Kazushige Abe, un ancien chanteur de rock né en 1968 (prix Akutagawa en 2004 pour son livre Grand Finale).

Kazushige Abe
Projection privée
10/18

Sortie en poche du thriller de Denis Lehane qui constitua un petit événement lors de sa parution en 2003. Au large de Boston, dans les années 50, Ted Daniels et Chuck Aule, deux agents fédéraux, abordent sur l’ilôt dénommé Shutter Island pour enquêter dans un hopital psychiatrique où sont enfermés les pires psychopathes. La raison de leur présence ? Une des patientes manque l’appel… Shutter island est une plongée angoissante dans les méandres de l’esprit humain jusqu’au choc final, inattendu et surprenant. Avis aux amateurs !

Denis Lehane
Shutter island
Rivages poche

A Menphis en 1968 , le détéctive privé noir Smokey Dalton, un personnage influent dans sa communauté et ancien camarade de classe de Martin Luther King, reçoit la visite d’une jeune blanche aisée. Celle-ci veut comprendre pourquoi sa mère a légué une partie de son héritage à cet homme de couleur. Smokey va devoir affronter la partie obscure de son histoire familiale… tout en faisant face aux graves émeutes qui déchirent Menphis et qui conduisent quelques semaines plus tard à l’assassinat de Martin Luther King. Premier volume d’une trilogie, La route de tous les dangers est un excellent roman qui mêle avec brio histoire individuelle et histoire collective.

Kris Nelscott
La route de tous les dangers
Aube

« Régine Vandamme revient aujourd’hui sur le personnage central de ‘Ma Mère à boire’, au moment où il apparaît que la maladie ne lui accordera plus aucun sursis. Durant ces jours comptés, la narratrice égrène ses souvenirs et laisse s’élever la voix de ceux qui, avec elle, accompagnent la malade en exerçant leur métier : le médecin de famille, la petite fille de celle-ci, la pharmacienne du village, l’infirmier, la coiffeuse, l’ambulancier… L’auteur aborde ici le sujet délicat de la disparition prochaine d’un être cher et de son accompagnement jusqu’aux limites extrêmes de la vie. Au-delà de la gravité du propos, c’est encore une fois d’amour et de dignité qu’il s’agit. » (propos de l’éditeur)
Les libraires de Graffiti ont beaucoup apprécié ce roman et vous le recommandent.

Régine Vandamme
Professions de foi
Le Castor Astral

Juillet 1944, ‘Sous les bombes’ fait le récit d’une heure et neuf minutes de bombardement. Le temps d’une attaque aérienne sur une grande ville d’Allemagne. Une véritable plongée dans l’abysse où l’on trouve, ça et là, des bribes d’humanités. Au moyen d’une narration, fragmentaire, Gert Ledig, témoin autant que romancier, livre une ici une oeuvre hallucinante qui n’épargne personne.
Ecrit en 1956, ‘Sous les bombes’ est resté peu connu jusqu’à sa réédition en Allemagne en 1999.

Gert Ledig
Sous les bombes
Zulma

Les libraires de Graffiti ont beaucoup apprécié ce roman et vous le recommandent. Voici la présentation qu’en fait l’éditeur :

 » Le vent était trop âpre pour qu’on reste immobile longtemps. La femme regardait une vitrine. Elle était très vieille, enveloppée profondément dans des écharpes et un manteau matelassé. Elle pleurait… Elle pleurait, mais les passants la contournaient comme si elle était un obstacle inanimé, peut-être sans la voir, peut-être en refusant de la voir. Ils semblaient comprendre qu’une vieille dame sanglotant dans une rue glaciale était signe de malheur. Il suffisait de s’arrêter, de sourire, de l’aider, pour connaître son
histoire…  »
Le magasin de Lucia Müller-Rossi est un des plus beaux du quartier chic de Zurich. Ce que personne ne sait – ou ne veut vraiment savoir -, c’est que l’élégante antiquaire appréciée de tous fait en réalité, et depuis de très longues années, en toute impunité, commerce de meubles et de tableaux volés par elle à des familles juives à Berlin, au début de la guerre. Jusqu’au jour où une survivante, passant par hasard devant sa vitrine, va reconnaître une petite table en marqueterie qui lui avait appartenu. L’histoire que raconte ce livre s’inspire de faits réels. Mais Michael Pye a écrit un roman et c’est en romancier qu’il va nous retracer l’itinéraire des deux femmes, Lucia la criminelle, et Sarah, celle par qui le scandale arrive. Que se passera-t-il quand elles seront face à face ?

Michael Pye
L’antiquaire de Zurich
Mercure de France