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De livre en livre, l’important écrivain hollandais Rudolf Herter s’interroge sur l’énigme du mal. Il se trouve un jour, lors d’une conférence à Vienne, confronté à ce que fut la personnalité d’Hitler, incarnation du mal absolu. Comment l’appréhender ? A ses yeux d’artiste, seules la fiction, la re-création romanesque, peuvent tenter de raconter, aider à comprendre : en art, pense-t-il, la forme est le fond réel. Et mettre en scène Hitler dans des situations extrêmes, mais fantaisistes (c’est Herter qui emploie ce terme de fantaisie), devrait permettre de mieux comprendre sa personnalité : la fiction plus forte que la réalité…
Et pourtant c’est l’inverse. A peine vient-il d’expliquer cela qu’Herter est contacté par un couple de vieillards, anciens domestiques d’Hitler et Eva Braun dans leur refuge bavarois du Berghof. Et ils lui racontent l’incroyable, ce que lui-même n’aurait pas osé imaginé, un secret que toute leur vie ils ont gardé pour eux, et que d’une certaine manière ils lui transmettent. La réalité dépasserait donc la fiction…
A part que tout ceci n’est évidemment que du roman. Comme toujours chez cet important écrivain hollandais qu’est Mulisch, le récit emmène le lecteur dans une construction où réel et imaginaire s’entrecroisent, manière subtile de poser quelques questions fondamentales.
Par l’auteur de La découverte du ciel et de l’affaire 40-61.

Harry Mulisch
Siegfried
Folio

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