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Elle a rejoint son époux à Bagdad, où il occupe une fonction officielle dont on n’apprendra rien, sauf qu’elle oblige à vivre cloîtrés dans la maison, constamment protégés par des CPO (close protection officers) . Et plus encore lors des rares sorties vers le marché ou dans des réceptions organisées (malgré tout, voudrait-on dire) par d’autres expatriés. Une année à Bagdad, faite de choses minuscules, mais surtout d’observation attentive et navrée. Partout la violence et la peur, car les attentats se multiplient. Partout présente, la haine de l’ancien dictateur, et en retour l’acharnement de ses anciens sbires. Désolante, l’impuissance des gens qui ne peuvent plus tracer de frontière entre leur « libération » et leur actuel enfermement. Elle observe donc, elle ne commente guère. Elle sait qu’elle ne connaîtra jamais Bagdad, bien qu’elle y reconnaisse çà et là des images vues dans d’autres villes du Moyen-Orient. Elle raconte, économe de mots et de lamentations, ce que chacun de nous sans doute ressentirait à sa place. Et à sa manière, elle répond à la question : comment peut-on vivre à Bagdad ? Elisabeth Horem est l’épouse du chargé d’affaires suisse en Irak.

Elisabeth Horem
Shrapnels
B. Campiche

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