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Décevant, le nouveau Paul Auster, comme l’écrit Le Monde des Livres ? Pas si sûr. Il faut passer les premières pages, trop bavardes, pour entrer dans le propos de l’auteur.

Quel est-il ce propos ? Brooklyn Follies est le récit apparemment banal de gens ordinaires. Entendez, les vrais Américains qui ne participent pas à la course au profit, à la carrière, à la réussite. Ceux qui n’intéressent pas l’Amérique. Un homme, Nathan Glass, retraité des assurances, soixante ans, divorcé, en rémission d’un cancer, écrit pour lui seul, Le Livre de la folie humaine , raconte les anomymes mal embarqués dans l’existence mais surtout retisse incidemment les liens défaits, dynamise les pannes d’amour, règle le moteur de chacun pour un nouveau départ. Grâce à la petite Lucy, neuf ans, venue seule à New York, Nathan et ceux qu’il aime autour de lui vont trouver un sens à leur destin.

Généreux dans le propos et le verbe, ce roman de Paul Auster place l’humain au centre des préoccupations. Il est aussi une ode au pouvoir de l’écrit et du livre, de la culture, de l’intelligence du coeur et du bien vivre. Et clairement une résistance à l’ère Bush.

Paul Auster
Brooklyn Follies
Actes Sud

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