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Une jeune femme se réveille un matin dans un étrange silence. Elle a soudainement perdu l’usage de ses oreilles. Elle n’est pas vraiment sourde car elle entend des sons étranges dans une sorte de distorsion des bruits. Ce qu’elle perçoit c’est un « bruit blanc ». le bruissement du passé.

Invitée par un magazine scientifique à décrire ses symptômes, elle est fascinée par les doigts du sténographe qui note ses paroles et fixe ses mots sur le papier. Ce jeune homme grâce à cette écriture faite de signes étranges va se montrer capable de recevoir les confidences de la jeune femme, de mettre de l’ordre dans la confusion des intuitions et des souvenirs. Il va permettre à la jeune femme de livrer ses souvenirs, de mettre un nom sur les bourdonnements bizarres, d’entrer dans les méandres de sa mémoire. Car c’est de cela qu’il s’agit : les souvenirs ne laissent que des impressions, des saveurs, des musiques, des parfums insaisissables.

Ce roman fascinant fait penser aux films d’André Delvaux. un bus qui ne va nulle part, un lieu qui n’existe pas, un espace qui n’a pas de sens sinon d’être lui-même, un air qui stagne et ne s’écoule pas, une mémoire qui, à cause d’une étrange distorsion, se trouve devant les héros plutôt qu’en retrait.

Yoko Ogawa
Amours en marge
Actes Sud

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