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Ce qui pourrait sembler un thème plus classique, le trio amoureux formé par une femme et deux hommes, se révèle tout autant que dans La perfection du tir comme une entrée « empathique » dans la vie des protagonistes de cette histoire. Le titre est explicite : en fuyant vers le Venezuela, en remontant le fleuve Orénoque, Joana la jeune infirmière, « remonte » le courant de son existence. Elle laisse à Paris, au cour d’un été caniculaire, deux hommes, pétris de désir ou de folie, et cherchant dans leur travail de chirurgiens une cohérence qu’ils ne trouvent pas ailleurs. On retrouve ainsi dans ce livre, à travers les descriptions d’une vie d’hôpital qui parlera particulièrement aux lecteurs oeuvrant dans le secteur, la présence des corps, où s’incarnent les passions. Et ici encore le propos est décalé, doublement comme la fin du livre le montrera, par une écriture poétique où s’exprime l’âme des personnages.

Mathias Enard
Remonter L’Orénoque
Actes Sud

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