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Au milieu des années 80, le manga arrive en France et dans les pays voisins par le biais du media télévisuel. C’est l’époque des Goldorak, Albator, Candy et autres Chevaliers du Zodiaque. Très vite la polémique s’engage autour de ces productions souvent ridiculement doublées, remontées parfois à la hâte pour s’adapter à un public plus/trop jeune. Des oeuvres d’une extrême violence se retrouvent programmées en pleine après-midi (Ken le survivant). Les premières années du manga chez nous (dans ce cas ci le manga dit « anime », c’est à dire adapté sous forme animée) firent un tort énorme au genre dans son entier. Il n’est pas rare encore d’entendre des jeunes parents pester contre les animations japonaises qui passent sur le petit écran.
Une réputation sulfureuse sera désormais injustement accolée au terme « Manga ». Injustment ? Non pas que celui-ci n’est jamais violent, mais il va du manga comme il va de la bande dessinée européenne : on y trouve du très bon, du moyen et du très mauvais. Ceci pour une simple raison. Manga est simplement le terme générique qui désigne la production de bande dessinée au Japon et par extension en Asie. « Manga » recoupe donc des oeuvres de tous les genres qui s’adressent à tous les publics.

« Il y a autant de variétés dans le manga que dans toutes la bande dessinée occidentale ; autant de différence entre Dragon Ball Z et Akira qu’entre les délires adolescents de Titeuf et la maturité d’Art Spiegelman dans Maus » martèle Jérôme Schmidt dans Génération Manga . (J’ai Lu, Librio)

Avant d’être un dessin animé ou un film d’animation le manga est d’abord une bande dessinée. Mais une bande dessinée bien différente de celle que nous connaissons. Presque toujours publié en noir et blanc, le manga adopte un découpage moins statique, plus cinématographique. Il parait dans des revues hebdomadaires spécialisées sous forme d’épisodes pour être ensuite compilé dans des ouvrages proches du format poche que nous connaissons.

Si le manga connaît des publications de type « album », sa forme commune est d’avantage celle de la série. Il n’est pas rare que certaines productions à succès atteignent les milliers de pages. En cela il diffère fondamentalement de nos productions BD.

De récentes statistiques montrent qu’un Japonais sur deux lit un manga par jour et 85% en lisent au moins deux par semaine. Vous avez dit phénomène de société ? Le manga se lit principalement dans les transports en commun, il se lit rapidement et est fréquemment abandonné quand il est terminé.

Par sa diversité comme par la très grande qualité ou l’originalité de certaines oeuvres, le manga mérite d’être découvert et lu.

En outre, si jusqu’à présent les mangas adaptés en français étaient essentiellement destinés aux adolescents (et il est vrai qu’au Japon les adolescents constituent le coeur de cible des mangas), on commence depuis quelques années à voir des productions plus « adultes ». Qu’il s’agisse de mangas proches de ce que l’on appelle ici la « BD d’auteur » (qu’il suffise de citer l’excellent mangaka Taniguchi) ou d’oeuvres destinées à un public « averti ».

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