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Monthly Archives: mai 2004

Vous avez envie de lire un roman tendre, émouvant, aux dialogues percutants et contemporains ? Alors, le dernier roman d’Anna Gavalda est pour vous. Ce livre est avant tout une histoire d’amour entre quatre personnes que la vie n’a pas (encore) gâtées. De leur improbable rencontre va naître une vie meilleure pour tous. Mais avant cela, on lira pendant près de 600 pages leurs déboires, leurs souffrances puis leurs espoirs et leur bonheur réinventé. On ne s’ennuie jamais, on est ému, on sourit et on regrette presque d’arriver au bout de ce bon gros bouquin. A mettre entre toutes les mains avides d’une bonne détente pas idiote.

Anna Gavalda
Ensemble, c’est tout
Dilettante

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Impliquées dans les troubles politiques du Vietnam des années 60, deux soeurs, Tan et Tao, vont être emprisonnées. Elles connaîtront les cages à tigre de Poulo condor, la torture et l’humiliation. Mais outre l’horreur, et au delà de celle-ci, Tan, la narratrice nous invite à découvrir son passé, l’histoire de sa famille et l’histoire de son pays, mais de l’intérieur, à travers le quotidien de ceux qui le font et le vivent.

Dans ce récit fort et authentique, Anna Moi, l’auteur, parle du Vietnam de son enfance, ses odeurs, ses couleurs, ses rites et ses secrets. Riz noir est un très beau livre qui constitue un voyage lointain tout à la fois historique et exotique.

Anna Moi
Riz noir
Gallimard

Middle West. Au matin d’Halloween, Lawrence, shérif vieillissant retrouve le cadavre d’une petite fille de 3 ans. Sarah Kendall a été heurtée par une voiture. Rapidement les soupçons se portent sur Kyle Johnson. Capitaine de l’équipe locale de football, le jeune homme est sur le point d’apporter gloire et argent à la petite bourgade en remportant le championnat. Lawrence est donc prié par le maire d’étouffer l’affaire. Mais que doit-il faire alors de son obsession pour la mère de l’enfant, de son désespoir face à l’éclatement de sa propre famille ?

Michael Collins, au fil des pages, profite d’une trame policière presque banale modulée sur le genre du roman noir, pour montrer de son écriture ciselée la déliquescence de l’Amérique profonde, la compromission d’un communauté prête à fermer les yeux pour récupérer les lambeaux d’un illusoire rêve américain.

« Les âmes perdues de Michael Collins incarne à la perfection l’art de créer, dans le genre de la fiction policière, une prose magnifique qui vous hante. Mais ce livre va au-delà de la classification par genre. C’est l’histoire de la désintégration d’une petite ville du Middle West et du prix qu’elle est prête à payer pour une dernière bouffée d’air avant de sombrer. »
Jennifer Jordan – Booksbytes

Michaël Collins
Les âmes perdues
Bourgois

Profitons de la rentrée littéraire 2004 pour braquer les projecteurs sur un bouquin passé quelque peu inaperçu lors de sa sortie en mai passé. Transparences d’Ayerdhal est un excellent thriller, dense et documenté.
Stephen Bellanger, sorte de profiler bossant pour Interpol, est chargé d’éplucher les vieux dossiers classés sans suite pour y dénicher d’éventuelles similitudes. Il tombe alors sur le dossier « Ann X »: un répertoire plein d’incohérences relatant les « exploits » macabres d’une mystérieuse tueuse en série, maniant le sabre avec dexterité et dont l’image ne s’imprime sur aucune caméra de surveillance, une espèce de transparence. Une traque sans merci commence alors… où l’on découvrira peu à peu qui est réellement Ann X.
Haletant et d’une rare intelligence, Transparences devrait satisfaire les amateurs de thrillers sophistiqués. Un futur classique…

Ayerdhal
Transparences
Diable Vauvert