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Avec des mots simples et lucides, d’une amplitude presque enfantine, un homme se souvient. Ancien soldat de l’armée rouge, au plus terrible des forêts hivernales, il nous décrit ces gestes quotidiens au regard d’une vie soudain fragile. La légèreté bruisse en ces nuits de camaraderie intense, ces virées secrètes, ces jeux brutaux où se mendie la tendresse et se révèlent la peur, le doute, l’échancrure d’un cœur affolé. Un étang devient la source de rites fraternels, promesse d’une éternité affranchie par le don d’un gamin au calepin secret… le seul qui ne soit pas analphabète, qui puisse tout réinventer, anoblir, griffer hors l’étau inaccessible du ciel. Et c’est bien vers ce ciel que se tourne le narrateur, vers son sens, sa virginité cruelle lorsque s’annonce l’irrémédiable. Une fin coup de canon, comme un cri dans la neige. Aussi blanche et brute que les mots de ce récit au plus près de l’homme. Tout simplement.

Hubert MINGARELLI
Quatre soldats
Seuil

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