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En matière de littérature, le style a une certaine importance, et cette forme de talent est sans doute le fruit d’un long travail. Ces Lettres du pays froid en portent la marque. Sans excès, « sans graisse » disait un critique, l’écriture de Caroline Lamarche pourrait suffire au plaisir de la lecture. Mais bien sûr il y a plus, ce plaisir c’est pour le lecteur, tandis que pour l’écrivain, c’est moins simple, écrire n’est pas une sinécure. C’est même le sujet central du livre. Un jeune homme, Alexis, demande à la narratrice de raconter son histoire. Il n’en peut plus de vivre, il aime un garçon qui ne l’aime plus, il a tenté de se tuer, il voudrait quand-même se sauver, ou plutôt il demande l’impossible, comme souvent dans ces cas-là : qu’on le sauve. S’instaure alors une relation tendre mais souvent abrupte, marquée de désirs et de refus, aux frontières de la raison, qui n’empêchera pas cette rencontre d’arriver à son terme : les « deux visages » de la mort d’Alexis, dont ce livre constitue le « versant lumineux ».

Caroline LAMARCHE
Lettres du pays froid
Gallimard

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