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Igor Sevken, rescapé des camps de la mort, écrit pour témoigner de l’horreur. Une de ses lectrices lui écrit et affirme le rencontrer dans sa douleur, différente certes, mais aussi intense. A l’occasion d’un séjour à Paris l’écrivain et la jeune femme se rencontrent, se parlent, partagent et s’aiment. Roman à l’eau de rose, direz-vous ! Eh bien, non ! car le sujet ici est de se faire rencontrer deux personnes touchées par le mal. Les souffrances infligées peuvent-elles être comparées, quantifiées ? Y a-t-il un mal plus grand que l’autre ? Le mal que subit un individu dans sa vie personnelle est-il comparable au mal historique subi par un peuple ?
Roman grave donc, mais roman de dialogue et de promenades, roman d’amour entre deux êtres conscients des ravages que le temps exerce sur chacun.

B. PAHOR
La porte dorée
Rocher

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